Agios Ioannis Imprimer Envoyer

walk_through_agios_ioannis_6Le petit village d'Agios Ioannis (« Saint Jean ») est l'un des trois villages de la communauté de Kamilari. Avec ses 60 habitants et ses deux ou trois tavernes et logements, c'est un endroit très calme.

Depuis Kamilari, vous atteindrez Agios Ioannis par une jolie marche au milieu des oliviers et des orangers. La meilleure façon de découvrir Agios Ioannis est de visiter le village à pied, avant de poursuivre votre chemin vers les sites minoens de Phaistos et Agia Triada.

La première mention du village date de 1303. Par la suite, le village est régulièrement cité dans les documents officiels, les recensements, etc. Le nom du village fut adapté à la langue des divers occupants de la Crète : Agios Janus Meligha, Giovani Meglia, Agios Ioannis Melika – ce « Melika » semblant être le signe distinctif du village, permettant de le distinguer de tous les autres villages de Crète appelés « Agios Ioannis ». Par ailleurs, il est possible que le nom du village provienne d'Agios Ioannis o Xenos (« Saint Jean l'Étranger »), habitant de Sivas auquel la région doit la fondation de beaucoup de ses églises.

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La région d'Agios Ioannis est assez riche en eau, si bien que, avant l'apparition des systèmes d'irrigation, c'était l'un des endroits où les cultures étaient possibles jusqu'en été. Des réseaux de petits canaux et de « barrages » miniatures permettaient de capter et de conserver l'eau aussi longtemps que possible. On cultivait même le riz dans la région, à l'époque où le « Geropotamos » (la rivière qui traverse la Messara et passe entre la colline de Phaistos et la route Timbaki-Mires) coulait toute l'année. Vous verrez d'ailleurs, au pied de la colline de Phaistos, direction Timbaki ou Mires, les ruines d'un moulin à eau traditionnel, le « Gerontomilos ».

Agios Ioannis, quant à lui, est sis de l'autre côté de la colline de Phaistos, au sud, sur les ruines d'une ancienne ville.

Trois églises sont à voir dans et autour d'Agios Ioannis.

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    Agios Georgios
    (Agios Georgios Falandras, « Falandra » étant le nom de l'emplacement)
    Sur la droite, juste avant d'arrivée sur le parking de Phaistos. L'église a été reconstruite au XVIième siècle près des ruines d'un monastère fondé par Agios Ioannis o Xenos. On suppose que l'ancien monastère date du Xième siècle, et qu'une seconde nef fut à l'origine de l'église visible aujourd'hui (de facture vénitienne). L'église fut détruite et brûlée par les Turcs durant la rébellion de 1821, puis reconstruite. Vous trouverez des informations complémentaires sur le panneau explicatif situé devant l'église.

  • À l'intérieur du village d'Agios Ioannis, l'église qui a donné son nom au village, Agios Ioannis Theologos, a été construite au XVIième siècle. L'église comportait à l'origine, au nord, un campanile. À l'intérieur, vous verrez sur les murs des icônes avec boiseries réalisées à la main. Après l'église, vous verrez aussi la tour d'Agriolidis. Durant l'occupation turque, Agios Ioannis était connu comme le lieu de naissance du janissaire Agriolidis, né d'un père turc et d'une mère grecque originaire de Pitsidia, violée par un Turc. Agriolidis fut combattu par Logios, qui finalement le tua. La tombe de Logios est indiquée sur la route Timbaki – Mires, tout près de la route de Phaistos. La tour d'Agriolidis est l'une des choses à voir à Agios Ioannis. Son architecture comporte des éléments du XVIIième siècle (probablement de la période vénitienne). Il existait aussi un monument dédié au capitaine Adamakis, combattant et meneur durant la rébellion de 1866-69 contre les Turcs. Ce monument n'a pas subsisté.

  • walk_through_agios_ioannis_7Juste à la sortie du village, sur la route Phaistos-Matala, vous trouverez sur votre gauche la petite église Agios Pavlos (Saint Paul), que vous reconnaîtrez à son dôme couvert de tuiles, du XIVième siècle. C'est l'une des plus anciennes églises de la région. La première référence connue remonte à 1303, mais on y parle déjà de rénovation, ce qui laisse penser que l'église, à cette époque, était déjà assez ancienne pour nécessiter des réparations... À l'intérieur, les fresques évoquent la vie de Saint Paul, la crucifixion et le châtiment en enfer des pêcheurs et des damnés. Les fresques, bien conservées, sont d'un type particulier, appelé « palaiologos ». Un panneau explicatif, placé devant l'église, donne des informations supplémentaires. Signalons que Saint Paul fut le saint évangélisateur de la Crète. Il est supposé avoir accosté à Kali Limenes (où l'on verra, au-dessus de la plage, la grotte où le saint homme aurait vécu).

Dans le village, vers le sud, vous trouverez une ancienne installation à distiller le raki.

Sur la route Agios Ioannis – Matala, à 200 mètres du village, une tombe de la période géométrique a été découverte, intacte, à proximité de deux tombes romaines.

Dans le village d'Agios Ioannis, vous trouverez trois tavernes et un kafeneio (café traditionnel grec), de même que quelques logements à louer.

Comme tous les villages crétois, Agios Ioannis a son jour de fête, qui correspond en l'occurrence au jour de son saint patron, Saint Jean, le 26 septembre. Une fête est parfois organisée dans la cour de l'ancienne école par les habitants du village – renseignez-vous auprès de votre logeur.

 
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