Art religieux
Églises et monastères Imprimer Envoyer

churchesandmonasteries_1Il existe beaucoup d'églises intéressantes dans les environs de Kamilari.

Les personnes intéressées par le sujet trouveront ci-dessous une courte présentation indiquant l'emplacement de chacun de ces édifices religieux, ainsi que ce qui est connu de son nom et de son histoire.

Agios Antonios (Saint Antoine) d'Agiofarango

Agia Fotini
Une petite église que vous rejoindrez par une route bifurquant sur votre droite lorsque vous redescendez de Phaistos en voiture, en direction de la route Mires-Timbaki.

Agios Georgos tou Galata
(L'église située à l'intérieur du site archéologique d'Agia Triada)

Agios Georgios Theotokou
(ou Agios Georgios Falandras, juste avant le parking de Phaistos en venant d'Agios Ioannis)

Agios Panteleïmonas(au-dessus de la plage de Komos)
Cette église dispose probablement de la vue la plus panoramique de la région... Elle est située sur une colline qui domine la plage de Komos et le site archéologique du même nom, ainsi que toute la baie de la Messara, avec en toile de fond le massif du Psiloritis.

Agios Pavlos (Saint Paul, à Agios Ioannis)

Almiri
Une église assez éloignée de Kamilari, sur la route d'Heraklion, entre Agii Deka et Agia Varvara. Un pèlerinage local a lieu chaque année en mai ou juin. Les pèlerins s'y rendent à pied depuis Mires et Timbaki.

Evangelistria – Kalamaki
Il s'agit de l'église située juste avant le virage à droite en descendant à Kalamaki (environ 500 mètres avant Kalamaki). Elle est construite sur des vestiges archéologique de l'époque hellénistique.

Gortys

Kaliviani
Ce monastère, situé entre Mires et Timbaki, est l'un des plus importants monastères en activité de la région.

Martsalo

Matala

Monastère d'Agios Nikolaos (Saint Nicolas) – à Rouvas
Vous passerez devant ce monastère au début de la randonnée dans les gorges de Rouvas, en partant du lac de Zaros.

Monastère de Koudoumas

Monastère d'Odigitria

Monastère de Valsamonero

Monastère de Vrontissi

 
Monastère d'Odigitria Imprimer Envoyer

En suivant la route vers le sud depuis Kamilari, après les villages de Sivas et Listaros, vous arriverez bientôt au monastère d'Odigitria (« Notre Dame montrant le chemin »). C'est un monastère de type fortifié, du XVième siècle (la première fondation du monastère, située quelques kilomètres avant, remonte même au Xième siècle, en 961). Le monastère est toujours en activité, et peut être visité. Le Père Parthenios, abbé du monastère, vous accueillera chaleureusement, et vous contera avec éloquence l'histoire du monastère et de la région. Des efforts de réfection ont été faits durant les dernières années, afin de rénover les bâtiments situés dans l'enceinte du monastère, dominée par la tour de Xopateras.

Xopateras naquit dans le village aujourd'hui disparu de Manoussanas, en 1788, et son vrai nom était loannis Markakis. Il fut contraint de quitter le monastère après s'être opposé à un janissaire qui avait insulté sa famille ; l'évêque le renvoya des ordres. De ce jour, il fut appelé Xopateras (le père-exclu) or Xopapas (le curé exclu), et devint une légende après le drame dont il fut le protagoniste, et dont le monastère fut le théâtre. En février 1829, 3000 soldats et cavaliers turcs furent envoyés pour l'abattre. Les offensives destructrices de Xopateras contre les Turcs étaient bien connues. Ceux-ci finirent par l'abattre, et éliminèrent ainsi l'un des rebelles les plus téméraires de la Messara. Ainsi donc, le monastère d'Odigitria, point de ralliement des rebelles, reste étroitement lié à l'histoire de la région sous la domination turque, et constitue un lieu de grande importance historique.

Le monastère est situé à l'extrémité ouest des monts Asteroussia, à une altitude de 250 m. Initialement, il était entouré de murs, dont certains sont toujours visibles. Sur la porte ouest, une plaque indique la date de 1568. À l'intérieur du monastère, vous découvrirez aussi un pressoir à olives, un vieux four et d'autres objets du quotidien des moines d'antan. L'église est dédiée à la Naissance de la Vierge Marie et aux Saints Apôtres. À l'intérieur, vous pourrez admirer de remarquables fresques, des icônes signées d'artistes renommés, ainsi que l'iconostase.

Enfin, si vous appréciez le calme de la nature et les atmosphères de bout du monde, l'endroit vous laissera de beaux souvenirs. Il faut monter en haut de la tour de Xopateras : depuis la terrasse, la nature environnante apparaît à la fois pauvre et forte. La vue est magnifique, pour qui aime les paysages désertiques. Seul le tintement des cloches de moutons pâturant sur les collines vient interrompre le silence.

 
Monastère de Valsamonero Imprimer Envoyer

Le monastère de Valsamonero se situe à 2 kilomètres du village de Vorizia (suivre les indications Valsamonero/Agios Fanourios dans le village). Le monastère a été reconstruit au début de l'occupation vénitienne, et présente une architecture élégante et originale ; certaines inscriptions mentionnent la date de 1332.

La nef nord de l'église, dédiée à la Vierge Marie, fut élevée au début du XIVième siècle, et constitue la première construction ; par la suite, entre 1400 et 1428, la nef sud – dédié à Agios Ioannis – fut ajoutée ; en 1438, la nef latérale fut ajoutée. Elle est dédiée à Agios Fanourios (un saint de grande importance pour les crétois, et célébré le 27 août). Le narthex extérieur fut ajouté ultérieurement.

L'église est particulièrement connue pour ses fresques, qui sont d'excellents exemples de l'art pictural byzantine de l'école crétoise, florissant durant l'occupation vénitienne ; c'est de cette école qu'est issu El Greco (de son vrai nom Domenikos Theotokopoulos). Les fresques de la nef latérale ont été exécutées par le célèbre peintre et hagiographe crétois Konstantinos Rikos. Valsamonero était également un centre culturel important, incluant une école religieuse et une grande bibliothèque, qui comptait également des ouvrages non religieux, issus de l'antiquité grecque.

En 1947, le monastère fut restauré sous la supervision de N. Platon, archéologue grec de renom ; des travaux de restauration sont en cours, sous l'égide de l'Éphorie des antiquités byzantines.

L'accès à l'intérieur de l'église est possible lorsqu'un gardien est présent – ce qui n'est pas toujours le cas. Il est peut-être possible d'obtenir la clé de l'église au village de Vorizia. Si vous trouvez porte close, posez la question dans un café du village...

 
Monastère de Vrontissi Imprimer Envoyer

Vrontissi est l'un des monastères les plus célèbres de Crète, qui joua un rôle important durant les années de la Renaissance crétoise, tant dans les lettres que dans les arts. Au cours des dernières décennies de la domination vénitienne, le monastère était connu pour ses nombreux artistes et ses moines.

Le nom du monastère est lié à celui de copistes, de peintres et de professeurs prestigieux. Michalis Damaskinos, parmi les artistes les plus importants de la Crète byzantine, exécuta ici six de ses chefs-d'œuvre et, selon la tradition, El Greco lui-même étudia durant quelques temps dans les ateliers du monastère.

Vrontissi se situe à 50 kilomètres d'Heraklion, sur les pentes sud du massif du Psiloritis, à quelques kilomètres au nord-ouest du village de Zaros, dans la direction de Vorizia. La date exacte de la fondation du monastère est inconnue, tout comme son fondateur. Néanmoins, on considère généralement que Vrontissi fut fondé durant la seconde période byzantine (du Xième au XIIIième siècle).

Le monastère de Vrontissi atteignit l'apogée de son développement culturel durant la période vénitienne. L'invasion turque de 1669 marque le début du déclin du monastère, violemment attaqué par les Turcs à l'occasion de la rébellion crétoise.

Bien qu'une grande partie des murs du monastère ait été détruite, celui-ci conserve son aspect fortifié tout autour de l'église à double nef dédiée à Saint Antoine et à Saint Thomas l'Apôtre.

Avant d'entrer dans le monastère, sous les frondaisons de deux platanes séculaires, on remarquera la belle fontaine, l'une des sculptures extérieures les plus importantes de Crète, et précieux héritage de cette époque. La sculpture représente Adam et Ève, et l'eau s'écoule de la gueule de trois lions. L'entrée actuelle du monastère est récente, mais on peut toujours distinguer la porte d'origine, avec son impressionnante arche centrale.

Le clocher, détaché de l'église (campanile), rappelle dans son architecture le style des édifices catholiques vénitiens. À l'intérieur de l'église, le long des murs de la double nef, certaines des fresques sont toujours visibles. Parmi elles, celle de Saint Simeon Theodohos tenant l'enfant Jésus est particulièrement remarquable – de même que, parmi les autres peintures de l'iconostase, la représentation de la vigne par Angelos, l'un des peintres les plus célèbres de l'école crétoise.

La destruction dont Vrontissi fut victime, en particulier au XIXième siècle, n'épargna que bien peu d'œuvres d'art – mais celles qu'elle laissa derrière elle permettent encore de prendre conscience du rôle central joué par le monastère durant la Renaissance crétoise.

 


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